Agenda

Mardi 17 octobre à 20h30

salle de réunion de la  mairie d’Eymoutiers  : Les nouveaux  désobéissants : citoyens ou hors-la-loi  ?

                                          Les nouveaux désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ?

        avec Manuel  Cervera-Marzal (enseignant à l’EHESS )

                                              Résultat de recherche d'images pour "Les nouveaux désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ?"Les nouveaux désobéissants sont-ils de dangereux « hors-la-loi » qu’il convient de traiter et de sanctionner en tant que tels ou, au contraire, sont-ils des « citoyens » exemplaires dont le courage favorise la démocratisation de nos institutions? La citoyenneté est-elle compatible avec la désobéissance et, si oui, à quelles conditions, jusqu’où et dans quel but ?

Au cours des trente dernières années, le centre de gravité de la contestation sociale s’est progressivement déplacé du répertoire des actions légales (vote protestataire, syndicalisme, grève, manifestation, pétition) vers des modes d’action qui outrepassent de plus en plus fréquemment les frontières de la légalité (pirates informatiques, zadistes, manifestations interdites, désobéissants civils). Si ces pratiques nouvelles mobilisent les milieux politiques, médiatiques et judiciaires, les sciences sociales et la philosophie politique sont en revanche restées discrètes sur la question. C’est de ce point de vue que j’aborde la question, avec l’hypothèse suivante…à suivre

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Notre prochain débat :   Les chemins de la liberté, à la redécouverte des traces perdues du passé.

                                                                            vendredi 19 mai à 20h30 salle des assemblées du conseil départemental, 11 rue Chénieux à Limoges

Les chemins de la liberté qu’aujourd’hui nous devons emprunter n’émergent pas d’une actualité sans héritage, bien au contraire. En ce temps de faillite générale des idéologies, il nous importe de récupérer ce que ces dogmes et autres doctrines sont parvenus à enfouir sous le décombres de leurs certitudes. Faire retour sur les discontinuités du passé nous permet de nous réapproprier des expériences individuelles et collectives oubliées qui dans le passé montraient concrètement ce que liberté signifiait pour tous ceux et celles qui se sont battus pour la conquérir. Sortir de plus de deux cent ans d’apprentissage de délégation de pouvoir est un chemin long, semé d’embûches qui suppose une réflexion critique sur le passé afin de retrouver le sens d’un mot : « liberté » qui aujourd’hui resurgit en pouvoir d’agir tel qu’imaginé par les révolutionnaires des années 1830.  Ce moment de réflexion et de confrontation nous permettra de penser ensemble le devenir des espoirs, jamais éteints, lesquels s’éveillent à la faveur d’un renouveau de l’esprit utopique en l’absence de tout dogmatisme. Moment précieux peut-être pour également réfléchir sur l’idée d’émancipation si longtemps écartée et à propos de laquelle un grand penseur Miguel Abensour a largement écrit. Celui-ci vient de nous quitter. Ce sera aussi l’occasion de lui rendre hommage.

Michèle Riot-Sarcey.

                                                 Résultat de recherche d'images pour "Michèle Riot-Sarcey"

Notre intervenante Michèle Riot-Sarcey, historienne,  a publié plusieurs ouvrages, relatif à l’histoire politique,  des utopies, ou du féminisme. Le Procès de la Liberté, son dernier livre, la Découverte, janvier 2016, a obtenu le prix Pétrarque France Culture le Monde.  Intellectuelle en prise avec son temps, elle n’a cessé de s’inscrire dans le débat public et dans l’espace culturel critique. Co-fondatrice du CVUH (comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire), elle est aussi parmi les initiatrices du collectif critique, tout en étant, par ailleurs membre du bureau de Copernicà suivre

 

 

 

Vendredi 17 mars à 20 h 30

salle du temps libre (derrière la mairie de Limoges)

La glottophobie comme idéologie hégémonique en France : de la discrimination linguistique à la liberté d’expression

Avec Philippe Blanchet   Philippe Blanchet, la «glottophobie»

             Professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2

                      Auteur de  Discriminations : combattre la glottophobie, Paris, Textuel, 192 p., paru le 13 janvier 2016.

Droits humains et droits linguistiques

Tous les textes juridiques internationaux de protection des droits humains et de protection contre les discriminations, dont plusieurs ratifiés et applicables par la France, considèrent les droits linguistiques comme des droits fondamentaux et l’empêchement d’utiliser sa langue, l’obligation d’en utiliser une autre pour accéder à ses droits, comme une discrimination interdite. Le refus de ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, beaucoup plus modeste dans ses obligations, ne change rien : la France a déjà pris des engagements qu’elle ne respecte pas. La formulation de la modification de la Constitution en 1992 (« La langue de la République est le français »), confirment qu’il s’agit là d’une idéologie nationale, promue par la puissance étatique, qui passe outre les Droits humains. L’État français est d’ailleurs régulièrement rappelé à ses devoirs par les divers comités consultatifs des Droits humains du Conseil de l’Europe ou de l’ONU ou tout simplement par la Ligue des Droits de l’Homme, organisme français…suite…

Afficher l'image d'origine  à bientôt

 

 

Yvon LAMY  est notre invité  du jeudi 8 décembre 2016  (annexe 3 salle Blanqui )

pour

                Culture (s) : distinction, politisation, émancipation

 

Afficher l'image d'origine  Yvon Lamy est agrégé de philosophie,professeur émérite de sociologie à l’Université de Limoges où il a fondé le département de sociologie en 2000 et a créé en 2006 le laboratoire de recherche bi – site Limoges – Poitiers, équipe d’accueil intitulée « Groupe de recherches sociologiques du Centre Ouest » (GRESCO). Au sein de cette équipe, ses recherches portent sur la socio – histoire comparée des politiques publiques du patrimoine culturel (faire survivre un objet ou un monument, un lieu ou un symbole, ayant perdu ses fonctions sociales d’origine, et, construire un système juridico – administratif d’intérêt général, comme vecteur d’une mémoire nationale, régionale ou locale). Plus globalement, ses recherches s’intéressent au champ de la culture, à sa formation étatique en longue durée (le « modèle » français d’offre culturelle), son institutionnalisation et ses mutations contemporaines en termes de professions, de pratiques et de publics. Ouvrage récent (en collaboration avec Matthieu Béra) : Sociologie de la culture, Colin, 3° éd., 2011. professeur émérite de sociologie à l’Université de Limoges où il a fondé le département de sociologie en 2000 et a créé en 2006 le laboratoire de recherche bi – site Limoges – Poitiers, équipe d’accueil intitulée « Groupe de recherches sociologiques du Centre Ouest » (GRESCO). Au sein de cette équipe, ses recherches portent sur la socio – histoire comparée des politiques publiques du patrimoine culturel (faire survivre un objet ou un monument, un lieu ou un symbole, ayant perdu ses fonctions sociales d’origine, et, construire un système juridico – administratif d’intérêt général, comme vecteur d’une mémoire nationale, régionale ou locale). Plus globalement, ses recherches s’intéressent au champ de la culture, à sa formation étatique en longue durée (le « modèle » français d’offre culturelle), son institutionnalisation et ses mutations contemporaines en termes de professions, de pratiques et de publics. Ouvrage récent (en collaboration avec Matthieu Béra) : Sociologie de la culture, Colin, 3° éd., 2011.

« Ma thèse est la suivante : la culture doit être considérée comme une pratique qualifiée tout au long de la vie des individus en société. Cela nous oblige à distinguer entre  le fait de « faire partie » d’une culture, celui d’en « jouir comme d’un loisir » et, enfin, celui de « s’engager » à en faire un vecteur d’émancipation. En découle ce qu’on peut appeler les quatre points cardinaux de la culture : culture comme intégration, culture comme distinction, culture comme politisation, culture comme émancipation »…..lire la suite

 

 

 

Pascal NICOLAS-LE STRAT, sera l’invité du cercle Gramsci à Limoges le mercredi 16 novembre 2016 ( 20 h 30).

( salle J-Pierrre Timbaud – derrière la Mairie de Limoges)

Sociologue, professeur en sciences de l’éducation, laboratoire Experice, Université Paris 8 Saint-Denis.

Afficher l'image d'origine  Chercheur associé au laboratoire irsa-cri, Université Montpellier 3

(antérieurement, maître de conférences en sociologie à l’Université Montpellier 3). Membre du comité de rédaction de la revue Variations  

Dans son dernier ouvrage « le travail du Commun » Pascal Nicolas-Le Strat attrape ce terme pour le travailler de manière conceptuelle afin de mieux y revenir dans nos quotidiens. Ce passage obligé permet de retourner voir le commun dans ce qui fait son actualité mais aussi son intemporalité : les biens communs du numériques aux ressources naturelles, des pratiques collectives aux enjeux de communautés, des savoirs expérientiels…

Afficher l'image d'origine    L’engagement pour le commun se manifeste avec force. Il est au cœur des luttes sociales et écologiques (squat, occupation, Zone À Défendre…) et au centre d’une multiplicité d’expérimentations qui transforment en profondeur les formes de vie et d’activité (atelier coopératif, communauté de pratique, centre social autogéré…).
Le commun est donc mis au travail par de nombreux collectifs qui refusent de se laisser déposséder de leur vie et de leurs espoirs tant par une gestion étatique lourdement technocratisée et bureaucratisée, que par le fonctionnement arbitraire et inégalitaire du marché. Le travail du commun puise son énergie émancipatrice dans cette double critique, critique de l’État qui dépossède les citoyens de l’administration des biens et services d’intérêt collectif, critique du marché qui isole les individus et corrompt systématiquement les possibilité de partage et de mutualisation.
Le travail du commun témoigne de la volonté d’agir en commun pour construire les communs indispensables à une vie plus juste et plus égalitaire, que ce soit dans notre vie quotidienne avec le désir de renouer avec des formes de vie plus conviviales et plus solidaires ou que ce soit dans nos activités professionnelles et militantes dans un idéal de coopération et d’autonomie.
Ce livre explore plusieurs des questions qui s’ouvrent lorsque le commun est mis au travail. Comment instituer démocratiquement un commun ? Comment se décaler par rapport aux modèles dominants et rouvrir nos imaginaires ? Comment agir ensemble pour développer la part commune de nos vies et de nos activités ? Ce livre dialogue avec plusieurs des cadres de pensée et d’action qui animent aujourd’hui la critique sociale : Do It Yourself, capacitation, co-création…. pour lire la suite de l’article

 

 

                 Jounée annuelle du Cercle Gramsci  le samedi 2 juillet 2016, à partir de 10h30. 

Comme chaque année vous êtes touTEs invitéEs à notre journée de discussion qui aura lieu au château de Ligoure

                        

  • Bilan : abonnements et finances, nouveau site internet, archivage des K7, bilan des soirées-débats.
  • Débat : qu’est-ce que la culture, pour qui, pourquoi ?
  • Discussion autour des mouvement sociaux, du phénomène Nuits Debout .
  • Projets pour l’année à venir : thèmes, intervenants, etc…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Venez nombreux échanger, partager une journée conviviale. Auberge espagnole le midi.

 

 

Raoul Hausman - conférence 29 avril 2016 (2)

présentation de la soirée

 

 

 

Vendredi 4 mars 20 h 30 salle Blanqui 2 (derrière la mairie) à Limoges

soirée organisée par le Cercle Gramsci

De Belleville à Notre-Dame-des-Landes—Actualité de la Commune de Paris de 1871

avec Kristin Ross

k.Ross

 

 

 

 

 

 

 

info flyers

 

 

Soirées poésie avec Yves Le Car – poète, conteur, jongleur de mots :

– mercredi 2 mars à 20h30, La paillotte, café de l’écrit, Saint Junien
– jeudi 3 mars, 19h, librairie Le temps de vivre, Aixe sur Vienne
– vendredi 4 mars, 21h, Espace cité, Limoges
– samedi 5 mars, 18h, Espace associatif Alain Fauriaux, Flayat (Creuse)
Renseignements : cira.limousin@free.fr

cira du Limousin

 

et

 

Samedi 12 mars 2016 à 20 h 30
au local du Cira Limousin
64, avenue de la Révolution, Limoges
Gaston COUTÉ (1880-1911) – Une personnalité hors du commun, ce Gaston Couté… Il ne figure dans aucune anthologie mais, pourtant, occupe une place primordiale dans la poésie populaire. Dans la lignée de François Villon, ce poète paysan et social, donne très vite le meilleur de lui-même. Victime de la vie de bohème et des privations, il meurt à 31 ans, en laissant à ses frères humains un recueil : « La Chanson d’un gâs qu’a mal tourné ».

Gaston Coute

Gaston Couté prend appui sur sa connaissance profonde des paysans qui l’ont vu naître, pour construire une œuvre. C’est en poète qu’il nous dit la vie de tous ces gens. Il nous la dit en toute simplicité, avec la belle humanité qui est la sienne, avec son bon sens aussi – car chacun le sait, le bon sens est toujours paysan.
Mais ce bon sens, il le pousse jusque dans ses derniers retranchements, avec bienveillance certes mais sans complaisance aucune. Et c’est ainsi qu’il débusque toutes les absurdités, toutes les perversions, toutes les bassesses de la France d’avant la guerre de 14-18.
Et sa poésie se fait politique.
Il écrit en patois beauceron – son parler m’est singulièrement familier. Au point qu’il me semble entendre parler les gens de chez moi.
Je ne vous garantirai pas la justesse de mon parler beauceron. Mais peu importe ! Je vous garantis, en revanche, que mon Gaston Couté, celui que je vais vous donner à entendre, a bel et bien traversé le Pays de Herve… Et ce pays-là, je le connais bien.

« T’as voulu y venir à Paris, eh ben, t’y v’là maint’nant ! »
Oraison funèbre de Gaston Couté prononcée par son père
(cimetière du Père Lachaise, 5 juillet 1911)

Entrée libre / réservation souhaitée
05 55 32 47 78 / cira.limousin@free.fr